Si les Joinvillais, témoins de la Grande (la “première”) Guerre Mondiale ont disparu, on peut transposer l’état d’esprit des Français aux inquiétudes des 8.000 habitants de notre commune. D’autant plus facilement que les grandes découvertes technologiques de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème ont grandement amélioré les échanges d’opinion et d’informations.
Depuis 1871 un nouveau sentiment, oublié de nos jours, était apparu : le patriotisme tricolore.
Un patriotisme exacerbe par les écrits, par les discours enflammés de nos politiciens. Même dans les écoles primaires on apprenait à lire dans les textes d’Erkman et Chatrian et les élèves rêvaient du Voyage des deux enfants sur une cigogne alsacienne....
Arlette et François SAUTERON décrivent bien dans leur livre « Le Monument » les sujets de préoccupation des français : A, cette ligne bleue des Vosges, la volonté de reprendre l’Alsace et la Lorraine, la revanche de l’humiliation de la défaite de Sedan. *150*. Sujets évoqués avec passion, surtout autour d’un verre d’absinthe ou de guinguet dans les nombreux cafés de Joinville (aujourd’hui disparus) !
Ce patriotisme se manifestait même dans d’autres domaines. Comme par exemple la guérison par Louis PASTEUR du petit alsacien Meister (1885), mordu par un chien “enrage” (voir notre chapitre concernant Jean-Baptiste Jupille) ou encore la découverte des rayons X par le Dr ROENTGEN en 1895. Si les allemands utilisent toujours les rayons Roentgen, les Français préfèrent les rayons inconnus, les rayons X....
La colonisation allemande du Cameroun (1884), le coup d’Agadir (Juillet à Novembre 1911) montraient le pangermanisme du Kaiser et n’ont fait qu’envenimer la situation.
Dans ce contexte les rumeurs de bruits de bottes sur le Rhin s’amplifièrent jusqu’au jour où les cloches de nos églises, celle de Saint Charles aussi, sonnèrent le tocsin, ce premier jour du mois d’Août 1914 : la population était avertie que “ç’à y était”.*150*
Un deuxième tocsin, le 3 Août 1914, annonçait aux Joinvillais que les Allemands avaient déclaré la guerre à la France et que c’était la mobilisation générale .
Comment se passa cette mobilisation à Joinville ?
La France avait besoin de 3 millions de soldats c’est-à-dire de toute la Réserve ainsi que des classes territoriales de 93 et 94. Si l’on admet que l’espérance de vie d’un homme à cette époque était de 50 ans, pratiquement tous les hommes valides étaient mobilisables.*150*
Dans les casernes on distribua les fameux pantalons rouges (après la révolte paysanne de Béziers, il ne fallait surtout pas mettre nos cultivateurs de garance au chômage !) mais pas de casque (la guerre serait vite terminée) Tout se passa dans l’ordre, avec la fleur au du fusil. N’oublions pas la fameuse baïonnette (chère au Secrétaire d’État Maginot) car l’honneur d’un soldat français consistait à se battre au corps à corps alors que les prussiens avaient misé sur leurs nouveaux canons rayés en acier des usines Krupp..
La population joinvillaise vit l’édification du premier hôpital militaire canadien sous tentes à Gravelle en 1916, puis la construction du second hôpital, chemin des corbeaux, entre 1917et 1918
Une fraternisation avec le personnel et les militaires canadiens s’établit
Un autre hôpital militaire, américain cette fois, était installé dans le château du Parengon.
Les Taxis de la Marne empruntèrent notre célèbre pont le 7 Septembre 1914.
Les bombardements de Paris par la “Grosse Bertha”, les bombes des avions allemands (22 morts et 76 blessés en banlieue parisienne, en février 1918) et les combats aériens (à Chelles) *151* obligèrent les Joinvillais de trouver un refuge dans le tunnel du canal. Du coup celui-ci fut éclairé à l’électricité en 1918.
je recherche des éléments sur le parcours de mon grand père Benoît Goyet pendant la guerre de 14-18 qui a séjourné sur la commune de Joinville le Pont d'après une carte postale expédiée à sa femme. Incorporé au 1er régiment de chemin de fer de campagne, il a du travailler à la construction ou l'organisation voir l'entretien des voies ferrées du secteur.
Mon adresse Les Grands 07520 LA LOUVESC
Merci de votre collaboration.
Paul BESSET
Rédigé par : Paul BESSET | 12 juillet 2007 à 05:58
Avenue des Canadiens à Joinville le Pont (et à Saint Maurice ) , origine du nom : Hopital Militaire Canadien à Gravelle ?
Merci de confirmer ou d'infirmer .
Rédigé par : Eric BOSSE | 23 juin 2010 à 18:00
Lundi_20_091Quel succés, cette année encore le Salon a fait le plein ! Allées bondées, trop de rendez-vous, le portable qui sonne sans cesse, tous les ans on maugrée mais tous les ans on remet invariablement le couvert. C'est vrai que tout le monde adore ce condensé de culture,
Rédigé par : oakley frogskins | 03 août 2011 à 05:51